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Université populaire de l'ICKL, une décennie de succès
Regard sur l'université populaire 2011
Posté le jeudi 19 janvier 2012 par icklhaiti

Cette année, l'Université Populaire a connu un nouvel envol avec les trois branches inscrites à son programme. Elle s'est déroulée sans incident majeur du 10 au 21 juillet, dans l'enceinte des Pères de l'Église Episcopale, à Montrouis, soit à quelque cinquante km de Port-au-Prince, la capitale. La satisfaction a régné sur le visage d'une centaine de participantes et de participants ainsi que sur celui des membres des quatre institutions organisatrices. Cette introduction empreinte de grande confiance ne signifie pas l'absence totale de problèmes dont nous devons tenir compte et qui méritent les corrections qui s'imposent pour l'amélioration continue de cette activité à caractère pédagogique, instructif et pourquoi pas, ludique. Présentation de l'Université Populaire d'Été

Depuis bientôt dix ans, l'Institut Culturel Karl Lévêque (ICKL) organise régulièrement, chaque année, un espace de débat et de réflexion qu'il a baptisé Université Populaire d'Été. Il s'agit d'un moment où des militants du mouvement social populaire et alternatif se réunissent pendant une dizaine de jours pour analyser, réfléchir et construire des perspectives d'action par rapport aux enjeux et interrogations d'ordre économique, politique, social et culturel , tant au niveau national qu'international (caribéen et latino-américain notamment), charriés par les évolutions conjoncturelles et leurs soubassements structurels. En même temps, l'Université Populaire d'Été a toujours été le lieu d'élaboration d'une pratique critique des politiques publiques (néolibérales notamment) vis-à-vis de ces enjeux et des stratégies du mouvement social alternatif.

L'ICKL a ainsi accumulé beaucoup d'expériences dans la réalisation de l'Université Populaire qu'il entreprend depuis ce temps là. Les résultats obtenus l'ont encouragé à améliorer chaque fois cette activité et à l'étendre davantage sur une plus large aire géographique. En 2009, nous l'avons réalisée de concert avec la Plate- forme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement alternatif (PAPDA). Le succès de ce premier duplexe nous a conduit d'impliquer les trois autres organisations qui forment avec nous ce que nous appelons'' Le groupe des quatre'' comprenant '' la Société Haïtienne de Communication Sociale'' (SAKS), ''le Programme Alternatif de Justice ''(PAJ), '' l'Institut de Technologie et d'Animation'' (ITECA). La mise en commun de cet évènement garantit davantage l'inter- action entre nous pour pouvoir arriver à toucher dans notre processus de formation et d'encadrement une plus grande variété d'organisations de base, ce, pour les aider à mieux intégrer cette société d'où elles sont exclues, marginalisées et traitées en parents pauvres. L'Université Populaire d'Été s'inscrit comme un nouvel organe facilitateur d'intégration et de participation du mouvement populaire dans et aux choses publiques de leur pays.

L'Université Populaire se comprend donc comme un moment spécifique d'approfondir avec les cadres des organisations participantes, les multiples séminaires de formation auxquels ils ont pris part au cours de l'année. Les jeunes étudiants des deux sexes qui présentent chaque année plus d'intérêts à ce moment tout spécial ont découvert une autre méthode et un autre contenu d'enseignement. D'ailleurs, ils en sont toujours sortis ébahis devant l'ampleur du savoir des cadres paysans dont la grande majorité a à peine fréquenté l'école primaire. Ces deux mondes, souvent de même origine sociale mais se trouvant en situation sociale distincte, se croisent, s'entrecroisent pour partager leurs expériences pratiques et leur savoir-faire intellectuel. Objectifs de l'Université Populaire d'été

Quatre grands objectifs traduisent l'utopie poursuivie par la réalisation de cette initiative. Nous les comprenons comme une contribution au développement et à la lutte des organisations pour leur pleine intégration et participation à la construction d'une société démocratique et juste.

-  Contribuer au déblocage intellectuel et psychologique des cadres présents qui sous-estiment leur capacité réelle d'évoluer seuls et en groupe, et de faire évoluer leur communauté et leur organisation par le seul fait qu'ils ne soient pas médaillés selon les principes du canon dominant.

- Encourager les membres des organisations partenaires à s'auto- former pour partager leur connaissance au sein de leur communauté en général et de leur groupe en particulier.

-  Favoriser l'échange entre les membres paysans et les étudiants participant au curriculum de l'Université Populaire d'Été afin de réduire au maximum le complexe qui les isole les uns des autres.

- Contribuer au renforcement de la formation intellectuelle, politique et idéologique des cadres des organisations partenaires.

Déroulement de l'Université Populaire d'Été 2011.

Comme il a été prévu pour cette année, les interventions sont groupées en trois troncs :

-  un tronc historico-politique.
-  un tronc socioéconomique.
-  un tronc pédagogique. Chaque tronc est subdivisé en plusieurs sous-modules.

Le tronc historico-politique.

Le tronc historico-politique avec une trentaine de participantes et de participants s'est révélé très riche en interventions, en débats. Gustavo Castro a débuté le premier sous-module avec un panorama des principaux courants idéologiques qui caractérisent de nos jours la scène politique en Amérique Latine. Le courant socialiste qui depuis une décennie offrait un souffle de renouveau et d'espoir pour les peuples du Sud de l'Amérique commence à s'essouffler. Pour lui, la division idéologique, parfois pour des raisons plus personnelles que vraiment politiques au sein de chacun de ces pays empêche l'unité du peuple et facilite déjà le retour de la droite par exemple au Chili. Il a aussi démontré l'importance des principaux moyens de communication qui sont au service des classes dominantes. Il disposait de 5 heures de temps pour exposer, pour travailler en ateliers et en assemblée.

La communication populaire

M. Sony Estéus a approfondi les réflexions de M. Castro sur la communication en évoquant les différentes formes d'intervention qui marquent les temps modernes et surtout en démontrant le poids de la radio communautaire dans l'évolution des organisations de base et leur inter-échange avec le reste de leurs riverains. Comme un expert dans la question de la radio communautaire, il lui était facile de déceler les points forts et les points faibles des xxxx radios communautaires qui forment le réseau que la SAKS coordonne.

Le deuxième sous-module

Le deuxième sous- module s'est déroulé sur trois journées. Deux journées avec le professeur et historien Roger Petit-Frère et une journée avec le professeur et sociologue Chenet Jean-Baptiste. Le professeur Roger Petit-Frère a porté ses réflexions sur la place de la politique en Haïti. Il a fouillé les différents paramètres qui englobent la vie politique comme les rapports sociaux, les classes sociales. Il a étudié les principaux partis politiques qui fonctionnent en Haïti et leurs composantes sociales et enfin le mouvement populaire et son développement. Le professeur Jean-Baptiste a surtout insisté sur la réalité politique de ces 25 dernières années en quatre points :

1- Les principales caractéristiques de la réalité politique avant les années 1980.

2- Quels changements ont apporté les luttes des années 1980, comme dynamiques, comme orientations chez les actrices et les acteurs politiques ?

3- Les résultats obtenus et les limites inhérentes à tous ces changements.

4- Quel est l'avenir de nos luttes ? Que faire ?

Le troisième sous-module

Le troisième sous-module a été animé par Marc-Arthur Fils-Aimé. Il a connu deux grandes phases. Une phase théorique pour étudier les principaux modes de production qu'a vécus le monde et une deuxième plus spécifique portant sur l'histoire de la formation haïtienne. Cette deuxième phase se voulait un travail pratique fait en atelier et repris en assemblée pour une mise en commun.

Le tronc pédagogique

Des professeurs d'écoles communautaires gérées par des organisations partenaires d'ICKL ont, pour la première fois, participé à l'université populaire. Il faut rappeler que l'accompagnement des écoles communautaires a été une demande expresse des partenaires, formulée au cours des visites-bilan réalisées après le séisme du 12 janvier 2010. La participation des professeurs à l'université populaire 2011 constitue un autre pas franchi dans ce processus d'accompagnement.

Objectifs poursuivis

• Faciliter un partage d'expériences entre professeurs des écoles communautaires et autres actrices/acteurs du mouvement social et populaire haïtien autour des grands enjeux et défis du processus de refondation

• Dresser un bilan des luttes du mouvement social et populaire haïtien afin de mieux saisir et définir son rôle dans le processus de reconstruction du pays

• Permettre aux professeurs des écoles communautaires d'acquérir de nouvelles connaissances et méthodes afin d'améliorer la qualité de l'éducation octroyée par les écoles communautaires.

Le programme

Le programme au niveau de la section pédagogique s'articulait autour de 4 modules et de 2 conférences. Les modules de formation portaient sur :

1. Education et Société

2. Didactique de l'enseignement du créole

3. Didactique de l'enseignement du français

4. Didactique de l'enseignement des mathématiques

Et les conférences touchaient : a) L'expérience de "Lekòl Lakay" b) Le Plan National d'Education : Portée et limites. Les réflexions, échanges et discussions autour de la problématique Education et Société visaient un triple objectif :

A) favoriser l'appréhension de l'individu comme être complexe c'est-à-dire cerner les différentes dimensions de l'individu. Dimensions biologique, social, psychique de l'individu.

B) Comprendre les différents mécanismes d'insertion de l'individu au sein de la société.

C) Dresser un bilan des pratiques développées par les professeurs.

Divers aspects de ces pratiques ont été analysés et des propositions ont été formulées pour corriger certaines d'entre elles.

Les autres modules visaient à faciliter des réflexions au sein du groupe sur l'importance de ces matières dans la vie courante, et permettre aux professeurs d'acquérir de nouvelles connaissances, de nouvelles méthodes et techniques d'apprentissage.

Face aux méthodes jugées incorrectes, les enseignants ont pris la décision d'opérer certains changements dans leur pratique d'enseignement et ont, en ce sens, élaboré un petit document d'une page identifiant les pratiques inappropriées et d'autres qu'ils/elles vont, à partir de l'année scolaire 2011/2012, mettre en application.

Les conférences réalisées au sein de la section pédagogique : Deux conférences ont été réalisées au sein de la section pédagogique. La première, le 14 juillet portait sur l'expérience de Lekol Lakay, école gérée par une organisation populaire de jeunes SAJ-Veye yo. Prononcée par une enseignante de cette école Mme Margarette St-Pierre, cette conférence a permis aux participants et participantes d'échanger avec la conférencière sur les méthodes mises en œuvre, mais aussi sur les difficultés, les problèmes rencontrés, les voies et moyens de dépassement. La seconde qui portait sur le plan national d'éducation élaboré par le ministère de l'éducation, était animée par le professeur Josué Mérilien de l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH). Il a mis l'accent sur les nombreuses faiblesses du plan et a invité les professeurs à s'organiser en vue de défendre leurs intérêts spécifiques, mais aussi en vue d'apporter leur contribution dans la lutte pour la défense des intérêts des masses en général.

Perspectives

La tenue de l'événement a permis aux participants de réaliser d'intéressants échanges tant sur la réalité globale que sur leurs pratiques. Elle a révélé certains points forts mais aussi certaines faiblesses.

Les satisfactions touchent le niveau de connaissances acquises, une meilleure compréhension des problèmes, des enjeux actuels ; la découverte de pratiques dévalorisantes et la formulation de nouvelles valeurs en vue de développer des pratiques alternatives

Les défis et perspectives se rapportent à :

• la question du genre : Les enseignantes étaient minoritaires au sein du groupe. Leur niveau de participation est resté en dessous du niveau moyen du groupe. D'autre part, les témoignages laissent voir que les petites filles à l'école sont victimes de discrimination

• La formation/recyclage des enseignants. Certains enseignants ont avoué que c'est leur première participation à une activité de formation (3/23). Tous et toutes ont reconnu que les thèmes et questions débattus étaient pertinents.

• Accès aux formations à un nombre plus élevé de professeurs

• Définir en collaboration avec les élèves, les mesures disciplinaires de la classe.

• Introduire, accentuer le travail en groupe dans la classe

• A côté des traditionnelles rencontres avec les parents, réaliser avec elles/eux d'autres activités afin de garantir une meilleure implication de ces derniers dans l'encadrement des enfants.

Cet évènement qui, en quelque sorte, représente un point culminant du processus de formation offert par les institutions organisatrices a permis aux enseignants d'acquérir et/ou d'approfondir certaines connaissances, de découvrir d'autres réalités. La décision d'organiser une section pédagogique à l'intention des enseignants a été très pertinente. Il s'agit maintenant d'aller de l'avant, d'aider les partenaires à mettre en œuvre certaines perspectives dégagées au cours de l'université.

Le tronc socio-économique

Le module du tronc socio-économique a eu deux grandes interventions dont l'une avec le professeur socio- économiste Camille Chalmers et l'autre avec le professeur agroéconomiste Allen Henri. Le module a été donné pendant 3 jours.

Le module sur la dimension économique et sociale Le module sur la dimension économique et sociale s'est étendu du 14 au 19 juillet. Cette réflexion a connu 3 grands moments

-   Un premier moment pour étudier certains outils fondamentaux pour comprendre les éléments basiques de l'économie politique. C'était aussi l'occasion pour scruter les caractéristiques de la structure et la conjoncture économiques et sociales du pays.

-   Dans un deuxième moment, le travail portait surtout sur la façon de comprendre la politique de la refondation du pays après le séisme du 12 janvier 2010. Quel projet ? Quels intérêts ? Quels acteurs et actrices ? Et où veulent-ils mener le pays ? À partir de ces interrogations, de grandes discussions ont permis aux associées et associés de ce tronc spécifique de comprendre les grands enjeux qui embrassent toutes les préoccupations nationales et même dans une certaine mesure, internationales.

-   Pour boucler ce sous-module, le professeur Chalmers a orienté ses interventions et celles des participantes et des participants vers des perspectives pouvant capables de déboucher sur une Haïti affranchie de la tutelle de la misère, de l'autocratie et de la dépendance étrangère. En fait, il s'agissait de voir comment les forces progressistes peuvent construire une alternative politique et économique, assise sous la solidarité nationale et internationale et nous conduire vers la prospérité et l'indépendance.

Pour mener à bien ce travail, l'animateur a évoqué le rôle des principales institutions étatiques qui encadrent la vie sociale, politique, économique et culturelle du pays.

• Les institutions économiques et sociales qui définissent les relations de production, d'échange, de consommation et de distribution de richesse. L'ensemble de ses relations donnent ce que l'on appelle le Mode de production. Quels appareils (exécutif, législatif, judiciaire, les forces publiques, le pouvoir électoral, le pouvoir des citoyens.

• Les institutions politiques qui regroupent l'ensemble de corps qui participent de la vie administrative et politique du pays, y compris les forces publiques répressives.

• Les institutions culturelles et idéologiques qui définissent le sens de la vie et la façon d'organiser quotidiennement cette vie.

Ces trois ensembles d'institutions sont très imbriquées les unes dans les autres et dans chaque moment historique leur combinaison caractérise la Formation sociale et économique d'un pays.

Le sous- module du professeur Henry

Le professeur a utilisé la méthode audio-visuelle pour être en communication directe avec son groupe. La communication a été présentée à l'aide de 24 diapositives et sous sept sous- titres.

I- L'introduction. Le professeur a expliqué l'importance de la réflexion actuellement dans la construction de la nation et comment l'atterrir.

II- Les bases sociales de la nation. Là, il a étudié la composition sociale du pays, sa richesse et sa distribution inégale.

III- Une crise de société ou une crise économique ? Ce point a touché plusieurs aspects. Le premier aspect était consacré au système politique du pays caractérisé par l'exclusion, la marginalisation et la répression dont sont victimes les masses populaires. Le système politique haïtien est ponctué d'une instabilité chronique. Par exemple, la nation a connu dix-huit gouvernements dont quatorze sont illégitimes, quatre coups d'État, deux occupations depuis 1986 l'année de la chute des Duvalier. Le deuxième aspect portait sur les choix économiques qui sont erronés. Ce choix erroné a donné comme résultat l'abandon de l'agriculture, la baisse de la production et la décapitalisation des producteurs. Le troisième aspect réfléchissait sur une production sacrifiée au profit d'une mondialisation bon marché.

IV- Dans ce sous- chapitre, M. Henry a montré les conséquences négatives du séisme du 12 janvier 2010. L'État s'est affaibli avec un déficit budgétaire aggravé et l'effondrement du système social, dû à un nombre assez important d'écoles, d'hôpitaux et autres bâtiments publics.

V- Les nouvelles orientations de la nouvelle Haïti. Le professeur a pensé que le pays ne peut sortir de sa situation dans le cadre de ce système vermoulu. Une révolution par étape est incontournable même si les étapes ne sont pas définies.

VI- Les orientations de la nouvelle Haïti. Celle-ci doit être menée avec des orientations claires qui exigent une rupture avec le modèle d'assemblage considéré volatil, basé sur une prétendue main- d'œuvre à bon marché. Il faut de préférence le développement d'une industrie connectée à l'économie nationale, la transformation et la valorisation des ressources nationales. Il faut en un mot développé une industrie créatrice de richesse.

VII- Perspectives. Il s'avère nécessaire l'avènement d'un pouvoir apte à relancer la production nationale. Sur ce, il faut rompre avec les déséquilibres au niveau des agriculteurs, de l'industrie et des consommateurs. Tout ceci, lié avec un plan de distribution et d'accès aux moyens de production.

Restitution et suivi

La majorité des participants-es estiment avoir beaucoup appris et ce savoir les aidera à renforcer leur organisation et les réseaux d'organisations. Ils/elles ont signalé certains thèmes sur lesquels ils/elles doivent continuer à mener des réflexions et d'autres initiatives de concertation et de mobilisation. Quant au processus de suivi, les participant-es ont mis en place un comité de suivi. Ce comité poursuit un double objectif :

a) Encourager, encadrer les organisations ayant pris part à l'université à se renforcer et à initier des activités de concertation et de mobilisation avec d'autres organisations dans leur zone.

b) Aider les institutions organisatrices de l'université à réaliser un meilleur suivi sur le terrain. En ce sens, les participants-es suggèrent que les institutions organisatrices de l'Université réalisent des activités de suivi sur le terrain et établissent un espace d'échanges, de discussions avec le comité de suivi.

icklhaiti [ICKL HAITI]



 

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